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287 rue des pyrénées

Publié le par drink 75

L'homme est assis dans son fauteuil. Au rez de chaussée de sa maison du 287 rue des pyrénées. Il faudrait qu'il appelle la police. Sa femme est allongée dans leur lit, dans leur chambre au premier étage de leur maison du 287 rue des pyrénées. Morte. L'homme se réveille dans son fauteuil du 287 de la rue des pyrénées, il ne sait pas s'il vient de dormir, il ne sait pas s'il continue de rêver, il ne sait pas s'il a tué sa femme, il ne sait pas si sa femme est vivante ou...Morte. L'homme va devoir se lever, l'homme va devoir monter les marches, les unes après les autres, l'homme va essayer de monter jusqu'à l'étage de son appartement, l'homme va essayer de rentrer dans la chambre, l'homme va s'approcher du lit, l'homme va poser la main sur l'épaule de sa femme, l'homme va imperceptiblement secouer légèrement son épaule, l'homme va regarder le visage de sa femme, l'homme va s'apercevoir que sa gorge porte des traces de l'étranglement qu'il a lui-même porté. Elle est morte. Définitivement et inexorablement morte. L'homme est assis dans son fauteuil, des larmes coulent sur ses joues, il sait bien que c'est lui l'assassin, il sait bien qu'il a tué sa femme. Il doit appeler la police. Il ne sait pas s'il se souvient, il ne sait pas. Il a du se réveiller, il a du l'étrangler, il a du la tuer. L'homme est assis dans son fauteuil de la maison du 287 de la rue des pyrénées, il est un meurtrier. Il va appeler la police. Dire qu'il ne se souvient pas. Il va monter pour regarder une dernière fois sa femme. Dire qu'il ne souvient pas. Il ne se souvient pas.

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