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254 Rue des pyrénées

Publié le par drink 75

 

Un téléphone sonne au 254 de la rue des pyrénées, c'est la fin de la matinée et l'homme qui vit au troisième étage pose la tasse qu'il est en train d'essuyer. Il se dirige vers son téléphone qui est posé sur la petite table proche de la fenêtre qui donne sur la rue. L'homme écoute la voix au téléphone, il ne reste pas debout, il s'assied dans le petit fauteuil cigare qui se trouve près de la petite table de son appartement du 254 de la rue des pyrénées. L'homme dit j'arrive, l'homme raccroche, l'homme pose le téléphone. L'homme se lève de son fauteuil, ouvre la fenêtre et regarde la circulation de la rue des pyrénées. Son regard accroche sur la silhouette d'une femme assise sur un siège, dans la laverie automatique qui se trouve en face. L'homme dit merde, se redresse et referme la fenêtre. Il sent un peu pluvieux,  un peu plus vieux d'un siècle ou deux comme chantait philippe pascal. Il se demande s'il ne voudrait pas écouter recueillement par marc seberg mais ce serait sans doute un peu too much. Il se sent vide, comme si un souffle de vie le quittait, soudain, un peu comme s'il était un peu moins vivant que l'instant précèdent. Il se dit qu'il doit s'habiller, se préparer, sortir dehors, marcher jusqu'au métro gambetta. Dehors, la ville continue son rythme quotidien, de bruits, d'odeurs, de klaxons, de rires d'enfants. Il doit se préparer et rejoindre le métro qui l'emmènera vers cette femme qui ne respire plus. Sa mère.

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